

Un quart de siècle après, les relations internationales sont on ne peut plus explosives, les États et les pays connaissant des chamboulements à la fois organiques et fonctionnels. Le pouvoir central d’Etat est phagocyté par la tendance populiste, qui domine désormais le centre du pouvoir des principales capitales mondiales. Le monde semble ainsi marcher à reculons, les faits allant en contresens des volontés, la violence semblant être désormais le moteur de l'histoire qui, loin d'être finie, en appelle au souvenir amnésique du passé, en défi provocateur du futur et en parfaite ignorance du présent.
La sociologie des relations internationales analyse les faits dans leur portée plus empirique que théorique. La systématisation de ces faits dans le cadre à la fois pratique et théorique est l’essentiel de notre approche, l’objectif étant d’aller au-delà de l’appréciation de la norme dans sa relation à l’événement, pour s’attacher aux déterminants et aux liens affectant la conduite et le comportement général des acteurs.
Il ne s’agit pas ici de faire l’exposé des constructions théoriques qui fonderaient les relations internationales, mais d’appréhender le fonctionnement réel de ces relations et leurs implications au plan géopolitique et stratégique à l’échelle mondiale. Ce faisant, il nous est loisible de chercher à comprendre les actions dans leur cadre spécifique, d’une part, et ce qui est à l’arrière-fond politique et social qui oriente les actions entreprises, d’autre part.
Cette approche s’entend par association des comportements des acteurs tant au niveau micro que macro des ensembles qui agissent et interagissent, par-delà les aprioris mis en façade prétextant à la mise en œuvre de ces faits. En ce sens, il est impératif de considérer les faits comme ‘’objectivables’’ en eux-mêmes, donc à l’essence de leur analyse, ce qui permet de jauger leur relation à toutes les grandes questions traitées par les autres disciplines qui s’intéressent aux faits sociaux, notamment la science politique et la sociologie.